Formation Smoke 2013 : l’interview de l’auteur

Formation Smoke 2013 : l’interview de l’auteur


Smoke 2013 d’Autodesk est une véritable révolution dans le monde du montage vidéo et du compositing. Suite à la sortie de la première formation Smoke 2013 en tutoriels, son auteur Alexandre Dupoux, le spécialiste français de ce soft nous en dit en plus. Interview.

Elephorm : Quel est votre parcours ?

Alexandre DUPOUX - Formateur Smoke 2013

Alexandre DUPOUX – Formateur Smoke 2013

Alexandre Dupoux : Passionné depuis toujours par les images, j’ai fait des études à l’Université de Paris VIII, afin d’apprendre à créer des images de synthèses. J’y ai appris bon nombre de logiciels 3D, 2D, de montage et de compositing dont je me servais afin de finaliser mes images 3D.  J’ai obtenu mon D.E.A en Art et Technologies de l’Image (Paris VIII) et je me suis mis sur le marché du travail. Très vite je suis rentré en contact avec la société Post Logic qui cherchait un spécialiste produit sur des logiciels 3D et 2D. Cela fait maintenant 10 ans que je travaille pour Post Logic où je suis spécialiste produit sur les logiciels de post-production Autodesk (Flame Premium et Smoke) et aussi chef de projet dans le domaine du broadcast.

Racontez-nous votre rencontre avec Smoke !

Je viens des images 3D et je me suis rendu compte qu’il fallait systématiquement emmener nos images calculées dans un soft 2D afin de les finaliser. J’utilisais donc un logiciel de montage afin de mettre mes plans bout à bout. Puis j’en exportais quelques uns que j’importais dans Combustion ou After Effects afin de parfaire son aspect visuel, rajouter des titres, etc… Enfin quand tout ça prenait forme, il fallait encore aller dans un outil d’étalonnage afin de s’assurer de la bonne colorimétrie du projet lors de sa diffusion sur un écran de télévision. Bref, de nombreuses étapes qui, sans être intrinsèquement fastidieuses, me faisaient perdre beaucoup temps dans les aller-retours entre les différentes applications. Puis j’ai découvert Smoke. Ce logiciel qui tournait sur Silicon Graphics il y a quelques années et qui était capable de prendre tout en charge. On importait les rushes dans la machine et on ressortait un produit finalisé, prêt à être diffuser. c’était magique et ça l’est encore aujourd’hui !  
Je l’ai donc appris de A à Z, en me spécialisant dans les métiers de monteur, de truquiste, et d’étalonneur. Les 3 métiers qui n’en forme plus qu’un dans Smoke.

Formation Elephorm Smoke 2013

Formation Elephorm Smoke 2013

Le changement de tarif de Smoke le rend abordable à de nombreuses entreprises. Au point d’en faire un concurrent sérieux à After Effects ?

Oui clairement même si je pense que les deux peuvent s’épauler plutôt que de s’étriper ! AE est un formidable outil de création, riche de ses innombrables plugins, il permet de laisser libre court à son imagination et mettant rapidement au point des animations efficaces sur tel ou tel plan. Smoke est un peu plus sobre dans sa philosophie mais embrasse beaucoup plus violemment le terme « finishing » qui lui ai souvent attribué. En fait je trouve Smoke plus responsable, plus sérieux, il va prendre un projet aussi ambitieux soit-il (allant d’un spot de pub en HD 8 bits de 15 secondes, au documentaire de 90 minutes tourné en 2K voire en 4K) et il va le finaliser complètement en réalisant des trucages visibles (incrustation, compositing 3D, tracking, etc…) ou invisibles (stabilisation, effacement de câbles et d’éléments disgracieux, retouches beautés) et ce, avec une interactivité impressionnante, en conservant toujours la qualité maximale de l’image et en la plaçant toujours dans le contexte du montage afin de pouvoir voir le résultat d’un trucage avec les plans qui le précèdent et ceux qui le suivent, le tout évidemment, en temps réel.

Comment s’inscrit Smoke dans la grande famille des logiciels d’Autodesk ? Quels interopérabilités avec les autres logiciels ? 3ds Max, Maya, …
Smoke est un véritable couteau suisse permettant de finaliser un projet vidéo à lui seul ! En plus de cela, il peut aussi s’inscrire dans un workflow plus complexe impliquant de nombreuses machines et plusieurs département (3D, compositing, étalonnage, etc…). Dans ce cas là, Smoke s’installe tout simplement comme la pierre  angulaire entre les logiciels 3D (Max, Maya, etc…) et les logiciels 2D (Flame et Lustre). Des logiciels 2D, il saura importer bien évidemment les images procéssées afin des les monter, de les lire en temps réel et de les finalisées mais Smoke est aussi capable d’importer des éléments 3D dans son univers 3D afin de modifier des mouvements de caméra par exemple ou bien utliser son module de relighting pour rajouter des effets de lumières plus vrais que nature et avec une interactivité temps-réel. Et puis il peut revêtir un habit plus humble et se positionner comme une formidable machine d’assistanat pour la solution haut de gamme de compositing d’Autodesk qu’est le Flame Premium. Dans ce rôle, il sera capable de préparer les confos (timeline montées depuis un Avid ou un FCP par exemple), de prendre en charge les caches ou la rotoscopie, et d’assurer les exports et les archives une fois le projet fini.

Formation Elephorm Smoke 2013

Formation Elephorm Smoke 2013

Le truc le plus bluffant que l’on peut faire avec Smoke ?
Le truc le plus bluffant est de voir smoke travailler dans son espace 3D. De voir la facilité qu’il a à incruster des personnages (issus par exemple d’une video HD avec un fond vert) dans un environnement complètement recréé en 3D avec plusieurs bout de photos ou vidéos et de voir qu’on peut rajouter dans ce compositing complexe tout un système d’éclairage avec ombres, lens flare et lumières volumétriques ! Et tout cela en gardant notre image finale en qualité maximale ainsi qu’une interactivité remarquable.

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