Le storyboard : une histoire de plans


Loïc Fontimpe est storyboarder depuis plus de 10 ans, et a participé à plus de 400 projets. Vous découvrirez avec lui que pour être un bon storyboarder il faut tout d’abord être passionné de dessin. Qu’est-ce qu’un storyboard, à quoi sert-il, quels sont les avantages pour un réalisateur de s’appuyer sur ce support ? Nous allons répondre à toutes vos questions. Vous êtes passionné de cinéma, vous avez toujours rêvé entrer dans les coulisses d’un film sans jamais y avoir accès… alors action !

Loïc Fontimpe - Formation storyboard - Elephorm

Loïc Fontimpe

Un storyboard, c’est une succession de dessins qui représentent les plans de la caméra et leurs enchaînements. Véritable outil pour la création d’un film, il n’est cependant pas indispensable pour le réalisateur. Certains en demanderont un pour seulement quelques séquences compliquées de leur film, lorsque des interrogations se posent sur des aspects techniques par exemple. Le storyboard permet au réalisateur de faire une première esquisse de son film, de pouvoir mettre en images son scénario avant de passer au tournage et ainsi pouvoir beaucoup mieux communiquer ses intentions. C’est un véritable travail préparatoire. C’est aussi le moment pour lui de pouvoir faire toutes sortes d’essais sur une feuille, sans prendre aucuns risques ! Enfin, le storyboard permet également au réalisateur de beaucoup mieux mesurer le coût de son tournage.

Pour mieux vous faire comprendre les contraintes et l’intérêt d’un storyboard, Loïc Fontimpe est revenu sur trois des derniers projets sur lesquels il a travaillé. Le premier est une fiction animalière, Amazonia : l’histoire d’un singe captif qui doit se réadapter dans un milieu naturel. On s’en doute, produire un film dont l’acteur principal est un singe entraine des difficultés techniques importantes, notamment des contraintes de dressage. Le storyboard s’avère donc indispensable pour aborder un tournage atypique comme celui-ci. Le deuxième défi sur ce film était de mettre en image un récit de 90 minutes sans aucun dialogue. Le storyboard a permis de trouver des réponses narratives adapter à cette contrainte.

Illustration storyboard du film Amazonia - Formation storyboard Elephorm

Storyboard du film Amazonia

 

Le deuxième projet sur lequel s’est confié Loïc est un film documentaire réalisé par Luc Jacquet : il était une forêt. Le principe du film est de raconter l’histoire du développement d’une forêt, principalement sous le point de vue des plantes. Vous imaginez tout de suite la difficulté : comment mettre en image un récit dont les héros sont des personnages sans mouvements ni expression ? Comment choisir les bons plans ? C’est une nouvelle fois le storyboard qui a répondu à ces questions.

Storyboard du film Il était une forêt - Formation Storyboard Elephorm

Storyboard du film Il était une forêt

 

C’est un petit scoop que vous propose Elephorm pour le troisième film puisqu’il n’est pas encore sorti. Il s’agit de Samba, une comédie avec Omar Sy qui sortira le 22 octobre 2014. Sur ce projet, la production à engagé Loïc pour storyboarder seulement quelques séquences particulières du film : celles qui nécessitaient des cascadeurs, la construction de décors en studio ou encore l’intégration de trucages. Nous ne pouvons pas vous en dire plus pour l’instant, mais rendez-vous en octobre pour voir sur grand écran le travail de Loïc.

Sachez qu’un storyboard complet pour un long métrage représente 2 à 5 mois de travail. Le storyboard dans la publicité a une utilisation un peu différente. Il est souvent utilisé pour vendre un projet, il devient alors un véritable support de vente, presque un contrat dans le domaine de la publicité. Il nécessite dans ce cas généralement 2 jours de travail intense.

Vous l’avez compris, le métier de storyboarder est un métier à la croisée des chemins, entre le dessin et le cinéma, entre l’art picturale et le septième art. Il faut donc avoir évidemment de bonnes bases de dessins et savoir dessiner rapidement de tête. Il faut pouvoir représenter toutes situations ou tout objets dans un angle particulier. Il faut surtout être capable de s’adapter rapidement et avoir les capacités d’écoute qui permettra de retranscrire les volontés du réalisateur en dessin. N’oubliez pas, le métier de storyboarder ne se prend pas à la légère, il faut être passionné mais également se former. La plupart du temps les storyboarders ont une double compétence en dessin et en cinéma. Sachez enfin qu’il faut absolument avoir le sens du récit et de la narration cinématographique. Mais cela s’acquiert en vous forgeant votre propre culture du cinéma, en passant des heures dans les salles obscures.

Vous avez maintenant un premier aperçu du storyboard et du métier de storyboarder. Retrouvez notre formation storyboard sur le site d’Elephorm et visitez régulièrement notre blog pour de nouvelles actualités. Pour avoir des bases de dessin Elephorm propose également une formation de qualité pour apprendre à dessiner en plusieurs volumes.

 

 

Ils sont 2 commentaires

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  1. 1
    jael

    alors je suis en troisième et on nous demandes de presenter le métier de notre choix donc je voulais savoir:
    -dans quels lieu travaille un stroryboarderavec quels horaires?
    – doit-on utiliser un vehicule lequel

  2. 2
    jael

    toujous moi :
    -quels sont les aspect positif , les avantage de ce métier ?
    -quels sont les aspects negatif ou les difficultés évenrtuelle de ce métier?

    MERCII D’AVANCE !!! 🙂

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