Mini-interview, Stéphane Anquetil – Fireworks CS5


Mini-interview Stéphane Anquetil

Bonjour Stéphane, pouvez vous vous présenter ?

Je suis Stéphane Anquetil, j’ai commencé l’informatique à 16 ans sur Amstrad puis Amiga et après avoir usé mes souris sur PC, bornes tactiles, CD-rom et sites internet, aujourd’hui je co-dirige la société 3D Weave qui réalise des images de synthèse pour les entreprises.

Nous vous connaissons pour les formations CINEMA 4D et aujourd’hui vous nous proposez une formation à Fireworks. Comment l’avez vous découvert et quelle est l’utilisation de ce logiciel dans votre chaine de production ?

En fait, je l’ai découvert en régie (quand on travaille en freelance mais dans les locaux du client, au sein de son équipe) chez Oddo Pinatton, au plus fort de la bulle Internet. C’était le logiciel fourni avec Dreamweaver et il le compléte très bien. Je l’ai donc appris sur le tas, parce que PhotoShop ne faisait pas partie des licences installées. Au début, j’ai mis un peu de temps à comprendre sa philosophie et puis il est rapidement devenu indispensable. Je m’en suis servi pour faire tout mes webdesign pendant des années ! Encore aujourd’hui il me sert pour réaliser des icônes pour des applications iPhones qui mélangent de la 3D issue de Cinema4D et des textes, effets dans Fireworks. Et comme par hasard le format icône iphone est du .PNG ! Si vous cherchez iWish ou iDo sur l’AppStore, c’est fait avec !

Quels sont les points forts de Fireworks face à un monstre comme PhotoShop ?

Fireworks a un flux de production vraiment optimisé pour l’écran. Il copie-colle, importe, duplique, clone des éléments vraiment très vite. Ses affichages et déplacement par groupe de calques (dossiers) ou multi-sélection de calques sont aussi très rapides et intuitifs. Il intègre peu d’effets, de filtres, c’est vrai mais je dirai qu’il va à l’essentiel ! Son travail sur le texte est regroupé dans une seule fenêtre de propriété, paragraphes compris et surtout il a des outils vectoriels performants et intuitifs. Enfin il a un assistant d’exportation par rapport au poids qui fait vraiment des miracles.

Il est vrai que PhotoShop a intégré depuis des idées qui était dans FireWorks (l’inverse était vraie au début), mais Fireworks reste un outil simple et agréable à utiliser. Mais ce n’est certainement pas un PhotoShop killer et il est inutile d’essayer d’y convertir les pros de PhotoShop.

Par contre, PhotoShop étant devenu l’usine à gaz que l’on sait, Fireworks est un outil un peu plus léger, qui séduira facilement les Webmasters, programmeurs et développeurs et en général tout ceux qui ont besoin d’une retouche graphique ou d’un petit bouton rapidement et sans « se prendre la tête ».

Il ne faut pas oublier que dans un environnement de production Web, on a déjà pas mal d’outils et d’applications d’ouvertes… de plus les profils « programmeurs » n’ont certainement pas le temps pour utiliser illustrator ou PhotoShop.

Fireworks et CINEMA 4D sont ils des logiciels complémentaires ?

Oui et non. Maxon travaille plus sur l’intégration avec Adobe AfterEffect et PhotoShop et cinema4D intègre parfaitement le format .PSD, calques et couches comprises. Maintenant, Cinema 4D sait aussi rendre ou texturer avec des PNG détouré, ça aide.

CINEMA 4D vient de sortir en version 12, Quelle sont les nouveautés ?

Alors, c’est une de ces versions intermédiaires où l’équipe de développeur fait des changements en profondeur dans le code, pour préparer l’avenir, et qui n’apportent pas de différences flagrantes pour l’utilisateur lambda. De plus la fin de l’organisation en module à la carte pour des versions « métier » du produit fait grincer quelques dents.

Cependant, les nouveautés sont là et bien là :

  • Un nouveau moteur de « Dynamics » qui permet de créer en quelques clics des modèles dynamiques s’animant avec les lois de la physique. Avant c’était imbittable et honnêtement inexploitable en prod, maintenant c’est un jeu d’enfant ! Il y a même des concours de robots virtuels, de véhicules roulant sur les forums, c’est dire l’enthousiaste des utilisateurs pour cet outil.
  • La possibilité d’avoir des unités physique de type Lumens, Candela issus des catalogues industriels des fabricants de lampes pour un éclairage encore plus réaliste pour l’architecture !
  • Une meilleure gestion des unités (mètre, cm), avec surtout des outils pour agrandir ou réduire tout un projet à l’échelle sans provoquer des catastrophes. Il y a eu un gros travail à ce niveau là qui ne dévoilera son potentiel que dans les prochains mois.
  • De nouveaux déformateurs ont fait leur apparition.

Mais grosso-modo, l’utilisateur de la version 11 ne sera pas perdu. Je conseille par contre d’attendre encore quelques semaines avant de se mettre à jour, ou de tenter une production sérieuse avec, car beaucoup de plugins sont devenus incompatibles avec cette version 12 et on relève ici et là quelques plantages spectaculaires. Notre directeur technique, Gaétan, auteur des deux autres DVD s’y est mordu les doigts.

La formation Elephorm «Apprendre CINEMA 4D» est elle une bonne base pour apprendre CINEMA 4D 12 ?

Oui, comme je le disais, il n’y a pas de différence notable au niveau de l’interface. Il y ajuste un nouveau menu « Simulation » qui regroupe HAIR, Dynamics et Clothilde.

Il en est de même pour les deux autres DVD de mon collègue Gaétan, ses techniques fonctionnent toujours et ce sont les bases d’un travail bien fait !

Merci Stéphane Anquetil !

Vous pourrez retrouver très bientôt une nouvelle formation à Fireworks

Liens utiles:

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3Dweave


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